
Roni ne se contente pas de créer des rythmes ; elle bâtit des cathédrales sonores, strate éthérée après strate éthérée. Ce n'est pas de la musique électronique ordinaire ; c'est une tapisserie méticuleusement construite, tissée de paysages sonores ambiants, des rythmes complexes de l'IDM et de la résonance émotionnelle de l'electronica downtempo. Imaginez Aphex Twin qui rencontre Bonobo, avec une touche distinctement féminine. Le parcours de Roni a commencé dans l'underground berlinois, affinant ses compétences dans des clubs faiblement éclairés avant que son premier EP, "Aurora", ne la propulse sur la scène internationale. Les mélodies hypnotiques et les rythmes de batterie complexes de l'EP ont été salués par la critique, consolidant son statut d'étoile montante. Mais sa véritable percée est survenue avec "Fragments", un single mélancolique mais stimulant qui a dominé les charts électroniques et a été diffusé à la radio. L'impact de Roni dépasse la musique elle-même. Elle défend les productrices dans une industrie dominée par les hommes, offrant du mentorat et participant activement à des initiatives promouvant l'égalité des sexes dans la musique électronique. Ses collaborations avec des artistes visuels ajoutent une autre dimension à ses performances, créant des expériences immersives et multisensorielles. Actuellement, Roni travaille sur son deuxième album très attendu, qui, selon les rumeurs, explore plus profondément la conception sonore expérimentale tout en conservant le noyau émotionnel qui définit son son unique.