
Attila : le nom évoque des images de brutalité, et le groupe tient cette promesse avec un assaut sonore aussi clivant qu'indéniablement énergique. Surgissant des bas-fonds moites d'Atlanta, Attila s'est taillé une niche brutale, mélangeant la force écrasante du deathcore à une attitude festive qui doit autant à l'hédonisme hip-hop qu'aux recoins les plus sombres du metal. Le leader Chris Fronzak, une figure polarisante connue sous le nom de Fronz, mène la charge, crachant des paroles qui se délectent de l'excès et de la confrontation. Le son d'Attila est un cocktail puissant, mélangeant des éléments de deathcore, de nu-metal et de trap. Imaginez Emmure rencontrant Waka Flocka Flame. Leurs premiers albums ont établi une formule de breakdowns, de voix hurlées et de paroles à connotation sexuelle, atteignant des sommets commerciaux avec des albums comme "About That Life" et "Guilty Pleasure". Bien que les critiques rejettent souvent leurs thèmes souvent juvéniles, leur base de fans dévoués, les « Savage Soldiers », témoigne d'une connexion indéniable basée sur une agression brute et un engagement à ne pas se prendre trop au sérieux. Le parcours d'Attila n'a pas été sans controverse. Des accusations de misogynie et d'insensibilité lyrique les ont suivis, mais ils ont largement ignoré les critiques, redoublant sur leur image de chaos impitoyable. Les projets récents incluent des tournées continues et de nouvelles musiques, présentant une évolution potentielle de leur son tout en conservant le style caractéristique d'Attila. Qu'on les aime ou qu'on les déteste, Attila reste une force avec laquelle il faut compter dans le paysage du metal extrême.